Les papilles confondues par l’argent

Une étude récemment publiée par la Stanford Graduate School of Business et le California Institute of Technology affirme que les gens apprécient plus leur vin lorsqu’ils savent qu’il coûte plus cher, indépendemment de son goût! En effet, l’anticipation de la qualité déclencherait une activité accrue dans la zone du cerveau responsable du plaisir. 20 cobayes ont goûté à l’aveuglette au même vin :o mais l’ont apprécié plus lorsqu’informés du “prix plus élevé”…

Cet argument aura des implications majeures pour le marketing visant à influencer les perceptions de qualité telles que les évaluations d’experts et des pairs, marques, points de vente, etc. Il est important de souligner que l’étude traite de l’appréciation du vin et du plaisir retiré par sa consommation, pas de la qualité réelle et du goût perçu. Comme quoi un vin de dépanneur vendu 50$ (je sais, j’en met un peu) sera plus apprécié qu’un grand vin à 30$ même si ce dernier est meilleur au goût. On peut se convaincre de boire du vinaigre si on croit que c’est chic!

Je parie que Georges Duboeuf se réjoui déjà de cette nouvelle. Il pourra faire grimper le prix de ses vins pas bons pour qu’on les apprécie enfin!

Un commentaire sur “Les papilles confondues par l’argent”

  1. Mon ami Undercover m’a signalé que ce billet traite d’un sujet similaire au documentaire scientifique Les odeurs dans tous les sens. En effet ce film fait référence, tu l’auras deviné, à l’influence de l’odeur sur le goût. Deux de ses “souvenirs ” ont retenus mon attention par rapport à mon billet.

    Une scène du film tente de démontrer que l’odorat n’est pas inné et que l’on doit être enseigné sur ce qui est bon ou non. Un peu comme l’animal qui se fait montrer ce qui est poison ou pas. Dans cette scène on montrait un groupe de jeunes asiatiques qui sentait des fraises pour la première fois de leur vie. Ils étaient tous unanimes sur le fait que ça puait!!

    L’autre scène à laquelle il a fait référence était intimement liée avec l’objet de mon billet. On y voyait des “dégustateurs de vins” goûter un vin blanc, pas à l’aveuglette, ben, tsé là, quand on voit le verre. Leurs commentaires étaient que le vin était citroné, rafraîchissant… La personne en charge de la dégustation se pousse et colore le même vin avec du colorant rouge. Les commentaires des “dégustateurs” font alors remarquer le goût de fruits rouges, de baies grillées et que le vin est long en bouche…

    Ouin…

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