Je reviens de New York où j’ai visité un des restaurants du chef Bobby Flay, Bar Americain. Selon OpenTable, ce restaurant est le 3ième plus réservé dans New York et ses environs (Tri-State area). Dans le palmarès, tout près, on retrouve en 5ième place l’autre restaurant de Flay à New York, Mesa Grill. Bobby Flay c’est un celebrity chef reconnu pour sa maîtrise des épices et des saveurs, ce qui lui a d’ailleurs valu le nom de Flav Master (maître des saveurs). Avide téléspectateur du Food Network que je suis, j’adore voir Flay en action à Iron Chef America et entendre à chaque fois les juges s’extasier sur les saveurs offertes. Bien que New Yorkais d’origine, il est vraiment un phare pour la cuisine du sud-ouest des États-Unis justement à cause de son savoir-faire dans l’utilisation des épices et piments de cette région. Il est également reconnu pour être un “gars de bbq”.
Bar Americain suit la thématique de la brasserie française, d’où, tu l’auras deviné, le nom en français. Le menu est simple, concis, et est principalement composé de grillades. Les plats principaux varient de 24$ à 39$ et généralement de 30$. La carte des vins est HALLUCINANTE!! Longue, variée et bien remplie. J’y ai vu des bouteilles qui ont fait vibrer ma corde sensible. Par chance, ma raison a pris le dessus et j’ai été raisonnable. Nous étions 3 à tables, la commande a été 1 steak et 2 carrés de porc. Le steak, présenté dans son plus simple appareil, seul, délaissé par les side dishes, était parfaitement cuit et le dry rub utilisé mettait bien en valeur le goût de la viande et du charbon. J’ai personnellement mangé un délicieux carré de porc à la cannelle et aux chutney de pommes, pas trop sucré même un peu piquant. J’ai vraiment compris en prenant ma première bouchée pourquoi on le nomme Master. L’équilibre dans les goûts était parfait. Aucune saveur ne prenait vraiment le dessus et elles se complémentaient toutes. Accompagné d’un bon vin rosé de Bandol du Domaine Tempier je me suis alors assuré de vivre pleinement mon moment épicurien.
Là où je suis déçu, c’est dans l’attitude du personnel. Je sais, je sais, je suis à New York et “sont comme ça”. Mais y’a des limites à avoir la face longue bâtard! PAS UNE personne nous a vraiment sourit. Peut-être la fille du vestiaire à la fin de la soirée, espérant peut-être un pourboire pour ajouter à ses économies pour devenir un jour comédienne de musical, mais c’est pas assez pour racheter le service de marde qu’on a eux. Le staff complet semble revenir d’une séance d’écoute intensive de Radiohead. Je les soupçonne même de zieuter les couteaux de boucherie en cuisine avec un espoir de libération. Pour ajouter à tout ça, parce que j’ai pas terminé de verser mon fiel, notre serveur avait les cheveux d’un gras éclatant. C’est pas des farces, je pense que si je montais le chauffage un peu, il pognait en feu! Pour un endroit dont la tenue vestimentaire est business casual, on pourrait s’attendre à une certaine classe de la part des employés. Bobby svp, fais kek chose!!
Finalement, j’espère que nous avons été témoins d’une anomalie temporelle ou géophysique et je suis même prêt à laisser le doute planer que ce n’est pas habituel… Dans les toilettes des hommes, pour nous surveiller peut-être, une belle coquerelle vigoureuse. Je dis énergique puisqu’elle est passée du milieu du mur au bas de la toilette (photo ici) pendant notre repas. Encore une fois, j’espère que cette coquerelle a quittée le confort des pizzas des Ninja Turtles pour remonter la plomberie et se retrouver là par hasard, en même temps qu’un appareil photo. J’espère aussi que la cuisine est propre…
Publié Jeudi le 21 février 2008 par Benoît
Catégorisé sous: critique, opinion, restaurant



«PAS UNE personne nous a vraiment sourit. Peut-être la fille du vestiaire à la fin de la soirée, espérant peut-être un pourboire pour ajouter à ses économies pour devenir un jour comédienne de musical […]»
Mouahahah!
Bon retour Ben…ça donne quand même le goût d’y aller juste pour le trip de bouffe que ça représente….