Quand vendre des bonbons paie plus que la drogue

Afin de contrer la malnutrition chez les jeunes, de plus en plus d’écoles s’efforcent d’offrir des aliments sains aux élèves.  En plus, pour s’assurer que ces amants du fond de culottes raz-le-sol ne soient pas tentés par des cochonneries, les écoles interdisent la vente de ce type de produits dans leur établissement.  C’est beau, noble et ça marche sur papier et dans le bureau des décisionnaires…

Voilà que de jeunes gens ont vu en cette prohibition une opportunité d’affaire.  En effet, le phénomène de vente au marché noir de friandises fait son apparition dans nos institutions scolaires.  Ainsi, les sugar pushers, assurent l’approvisionnement en sodas, chocolats et croustilles à leurs camarades y voyant la solution à leur fringale. Les revendeurs quittent la maison le sac plein de friandises et reviennent de leur journée “d’aprentissage” les poches pleines.  Selon cet article du Daily Press,  ils vendent tellement qu’il traînent 40$ de change sur eux.  Ce phénomène ayant vu le jour aux États-Unis (quelle surprise) est encore embryonnaire et localisé, mais selon des amis enseignants interrogés, les sugars pushers pénètrent lentement le marché du Québec.

Qui peut on blâmer?

Les écoles?  N’ont-elles pas fait l’effort de bannir ces produits de leurs murs?  On ne peut tout de même pas leur demander de fouiller chaque enfant à leur entrée.

Les parents?  Non plus, parce qu’on ne peut leur demander de s’assurer que leur enfant n’aille pas au dépanneur avant sa journée à l’école.  Je pense cependant qu’ils méritent au moins une petite tappe sur les doigts…  Ne sont-ils pas supposés de poursuivre l’éducation faite par l’école à la maison?  Apprendre à leur jeune que si l’école décide de quelque chose, ce n’est pas pour qu’ils trouvent des moyens de contourner la loi?  D’un autre côté, les parents qui achètent lesdites friandises et qui voient la boîte se vider à chaque jour ne devraient-ils pas intervenir?  Du moins se questionner?  Et ceux qui donnent de l’argent à leur enfant pour qu’ils en achètent?  Selon cet article du Telegraph,  des mamans “bien intentionnées” auraient même été jusqu’à donner des fish&chips à leur enfants puisque l’école avait pris un virage santé.  Leur pauvres mômes se voyant obligés de manger de la salade ont reçus livraison de leur lunch illicite au travers de la clôture de l’école.  Beau message!!!

Alors ami curieux, selon toi, à qui la faute?

4 commentaires sur “Quand vendre des bonbons paie plus que la drogue”

  1. Incroyable … Je suis stupéfaite …

  2. Merci pour la découverte. Je n’étais pas au courant de ce phénomène. Comme tu le mentionnes, ce n’est pas surprenant qu’il naisse aux États-Unis. La mère qui va livrer les fish&chips, c’est le comble! C’est dans la même lignée que celle d’un élève de quatrième secondaire qui fait ses travaux de français…

  3. J’imagine qu’il y a une gang de monsieurs louches qui doivent être heureux…
    Viens dans mon char ti-gars m’a t’donner des nanannes!

  4. @Safwan

    Exactement dans la même lignée. Comme quoi certains parents compétitionnent avec ce que les profs s’acharnent d’accomplir.

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